- Feu vert : la SEC a approuvé les options binaires de Cboe, adossées aux indicateurs de 23 sociétés américaines cotées.
- Chaque contrat verse 1 dollar si le KPI atteint le seuil, pour un call, ou reste en dessous, pour un put.
- Le lancement chez Robinhood dépend encore de l’autorisation de Cboe Clear U.S.
- Au Kentucky, le renvoi de Kalshi et Polymarket devant les tribunaux d’État n’est pas définitif.
Sommaire
- Basculement : la SEC ouvre les options d’entreprise à Cboe
- Kentucky : un renvoi devant les tribunaux d’État menace Kalshi et Polymarket
- France : Polymarket bloqué, les marchés prédictifs placés hors du cadre légal
- Underdog attaque le Tennessee, la CFTC redessine le périmètre des swaps
- PrizePicks lance des packs de cartes, DraftKings protège ses contrats NBA
- Kalshi sanctionne le harcèlement visant les sportifs et surveille les réseaux
- Springfield conteste la vente du MGM Springfield à Clairvest
- Foire aux questions
La SEC a approuvé les options binaires de Cboe. Au Kentucky, un magistrat fédéral recommande de renvoyer les actions contre Kalshi et Polymarket devant les tribunaux d’État. Un juge fédéral doit encore valider cette recommandation.
Difficile de savoir ce qui change pour vous. On fait le point sur ce qui reste à trancher.
Basculement : la SEC ouvre les options d’entreprise à Cboe
Choc réglementaire : la SEC autorise Cboe à lister des options binaires adossées aux indicateurs de performance d’entreprises. Un mécanisme prédictif entre dans une place boursière traditionnelle.
Le périmètre couvre plus de 100 KPI pour 23 sociétés américaines cotées. Les contrats ne portent pas sur le cours de l’action, mais sur un seuil de chiffre d’affaires, de bénéfice, de production ou de clientèle.
Quatre émetteurs et leurs indicateurs principaux :
- Apple : bénéfice par action, ventes totales, iPhone, services, Amériques et Grande Chine
- Advanced Micro Devices : bénéfice, chiffre d’affaires, data centers, client et gaming, marge opérationnelle
- Alphabet : bénéfice, chiffre d’affaires, revenus publicitaires de YouTube et de Google Cloud
- Amazon : bénéfice, ventes totales, AWS, Amérique du Nord, international et publicité
Le mécanisme reste binaire : un call verse 1 dollar si le KPI atteint ou dépasse le seuil, un put verse 1 dollar s’il reste inférieur. Le règlement s’appuie sur la donnée publiée dans un dépôt transmis à la SEC.
Robinhood doit devenir le premier courtier de détail à proposer ces contrats. Les frais de négociation sont supprimés jusqu’à fin 2026, mais le lancement attend encore l’autorisation de Cboe Clear U.S.
La frontière reste ouverte. Paul Atkins rappelle que cette autorisation ne tranche pas la question de compétence entre la SEC et la CFTC.
Kentucky : un renvoi devant les tribunaux d’État menace Kalshi et Polymarket
Retour judiciaire : un magistrat fédéral recommande de renvoyer les actions du Kentucky contre Kalshi et Polymarket devant les tribunaux d’État. Un juge fédéral doit encore valider cette recommandation.
Le fondement est l’arrêt de la Sixième Cour d’appel du 25 septembre. Il ne démontre pas que les contrats sportifs de Kalshi relèvent de la compétence exclusive de la CFTC.
Même qualifiés de swaps, ces contrats ne neutralisent pas forcément les lois locales sur les jeux d’argent.
Un renvoi donnerait au Kentucky une voie directe vers ses sanctions :
- injonction contre les offres ;
- obligations de géorepérage ;
- application de ses règles sur les paris sportifs.
Si le tribunal l’ordonne, les utilisateurs de l’État pourraient perdre l’accès à ces contrats.
France : Polymarket bloqué, les marchés prédictifs placés hors du cadre légal
Blocage administratif : l’Autorité nationale des jeux (ANJ) a ordonné aux fournisseurs d’accès français de bloquer Polymarket. L’affichage public de cotes en temps réel motive cette décision : l’ANJ y voit la promotion d’une offre illégale.
La position dépasse Polymarket. L’ANJ juge les principaux marchés prédictifs illégaux, car elle les considère comme des sites de jeux d’argent. Polymarket et Kalshi ont bloqué les prises de jeu depuis la France. Mais la publicité pour une offre non autorisée peut coûter jusqu’à 100 000 €.
Underdog attaque le Tennessee, la CFTC redessine le périmètre des swaps
Underdog passe à l’offensive. L’opérateur poursuit le Tennessee devant un tribunal fédéral après une lettre du 9 octobre exigeant l’arrêt immédiat de ses contrats sportifs. Il demande une déclaration de primauté du droit fédéral.
Le Tennessee brandit des sanctions civiles, des enquêtes pénales et le retrait de la licence de fantasy sports d’Underdog. L’opérateur répond que son exchange est un marché désigné par la CFTC, seule compétente selon la loi fédérale.
La CFTC rebat les cartes. Sa règle intérimaire exclut les produits de casino du régime des swaps. Sa proposition inclut certains contrats liés au sport, à la politique, à la culture et à la météo. Ce double choix pèse sur le procès contre New York : le tribunal demande aux parties d’évaluer son effet sur l’injonction préliminaire.
PrizePicks lance des packs de cartes, DraftKings protège ses contrats NBA
Packs PrizePicks : ouverture en ligne de cartes physiques
Les Packs permettent d’acheter et d’ouvrir en ligne des cartes physiques de basket, de football américain et Pokémon. Les prix vont de 1 à 2 500 dollars selon le pack et la valeur de la carte révélée.
La carte reste dans votre espace numérique. Vous choisissez ensuite la revente à PrizePicks au prix de marché affiché, ou l’expédition physique. Frais de livraison et taxes s’ajoutent. L’envoi reste limité aux adresses aux États-Unis.
DraftKings : protection contre les blessures sur les statistiques NBA
DKeX auto-certifie ses contrats de statistiques NBA avec une protection contre les blessures. Le contrat est réglé au dernier prix équitable observé avant le match. La protection s’applique si le joueur dispute la première mi-temps, ne revient pas après la pause et n’atteint pas le seuil prévu.
La disponibilité peut intervenir dès le 16 octobre. Le dispositif reprend la logique des contrats NFL protégés lancés par Kalshi. Son activation dépend du texte définitif des spécifications et de la mise en marché par DKeX.
Kalshi sanctionne le harcèlement visant les sportifs et surveille les réseaux
Kalshi élargit son dispositif d’intégrité. Signify surveille les réseaux sociaux publics pour repérer les abus, les menaces et le harcèlement visant les athlètes, les entraîneurs et les personnels de la NFL, de la NBA, de la MLB, de la NHL et des circuits ATP.
La nouvelle règle vise tout comportement intentionnel ou imprudent susceptible de provoquer une détresse émotionnelle en lien avec une activité de trading. Elle couvre l’intimidation, la menace, la coercition et le harcèlement, y compris hors des messages adressés directement à un sportif.
Springfield conteste la vente du MGM Springfield à Clairvest
Vente bloquée : MGM veut céder le MGM Springfield à Clairvest pour environ 970 millions de dollars. La ville dit pouvoir refuser son accord. Tant que les engagements de l’accord de communauté d’accueil ne sont pas tenus, elle ne signera pas.
MGM réclame 500 millions de dollars de dommages pour le retard, qu’il impute à la ville. Springfield veut un procès public. MGM, lui, invoque une clause qui impose l’arbitrage privé.
Le verdict reste suspendu. L’adoption du renvoi par le juge fédéral, l’autorisation de Cboe Clear U.S. et le partage de compétence entre la SEC et la CFTC détermineront si ces contrats atteignent réellement les épargnants.
Foire aux questions
Polymarket peut-il contester son blocage en France ?
Oui. Polymarket a engagé une procédure devant les juridictions françaises contre la décision de blocage de l’ANJ.
Cette démarche ne suspend pas automatiquement l’ordre imposé aux fournisseurs d’accès, qui reste applicable.
Pourquoi les contrats Cboe ne relèvent-ils pas du même cadre que Kalshi ?
Les produits Cboe sont des options cotées sur une bourse de valeurs relevant de la SEC.
Kalshi propose surtout des contrats d’événements sur un marché désigné par la CFTC. Chaque offre relève ainsi d’une autorité différente.
Les contrats KPI de Cboe peuvent-ils être réglés sur une donnée corrigée ?
Non. Le règlement retient la valeur publiée dans le dépôt financier applicable à la date d’échéance.
Une correction publiée ensuite par l’entreprise ne change pas le montant déjà réglé.
Les PrizePicks Packs sont-ils disponibles pour les clients français ?
Non dans leurs modalités actuelles : l’expédition des cartes est limitée aux adresses situées aux États-Unis.
La livraison physique n’est donc pas possible en France. Vous pouvez toutefois revendre la carte à PrizePicks au prix de marché affiché.








