- La NBA retire à ses partenaires trois familles de paris sur les joueurs dès la saison 2026-2027.
- Visés : les combinés « under » sur un même joueur, les « under » sur un joueur attendu à moins de 12 minutes et les marchés du premier événement.
- Novig et Crypto.com contestent la régulation du Missouri devant la justice fédérale, au nom de la compétence exclusive de la CFTC.
- Au Royaume-Uni, la taxe sur les machines de catégorie B pourrait passer de 20 % à 40 %.
Sommaire
- La NBA retire les marchés les plus vulnérables aux manipulations
- Novig et Crypto.com contestent les pouvoirs du Missouri
- La taxe britannique sur les machines de catégorie B au cœur du débat budgétaire
- Les contrats sur les élections de mi-mandat dépassent 750 millions de dollars
- En Ontario, la publication d’une étude sur les risques liés au jeu est contestée
- Le New Jersey avance vers des sanctions civiles pour les infractions de jeu des mineurs
- Foire aux questions
Le 18 septembre, le Missouri a mis en demeure Kalshi, Polymarket, Crypto.com, Novig, Underdog et Robinhood. Le 16 octobre, Novig et Crypto.com ont saisi séparément les tribunaux fédéraux de l’État.
Pendant ce temps, la NBA resserre ses règles sur les paris sportifs. On fait le point sur ce qui change pour vos paris.
La NBA retire les marchés les plus vulnérables aux manipulations
La NBA ferme certains marchés de paris individuels à ses opérateurs partenaires pour la saison 2026-2027. Ces marchés se prêtent trop facilement à une manipulation ponctuelle.
Les restrictions entrent en vigueur à l’ouverture de la saison NBA 2026-2027. Elles s’étendront à la WNBA lors de sa prochaine saison.
Trois catégories sont visées :
- Les combinés de plusieurs paris « under » sur les statistiques d’un même joueur
- Les paris « under » sur un joueur dont le temps de jeu attendu reste inférieur à 12 minutes
- Les marchés portant sur le premier événement d’un match
Les grands noms du secteur sont concernés : DraftKings et FanDuel, partenaires officiels, mais aussi Fanatics, Caesars, BetMGM et bet365. Les marchés prédictifs comme Kalshi et Polymarket échappent à cette consigne. Elle ne vise que les sportsbooks.
Le déclencheur reste le risque d’intégrité. Jontay Porter a été exclu à vie. L’affaire mêlait paris « under » et combinés sur ses propres statistiques.
Un parieur aurait misé 80 000 dollars sur six statistiques de Porter au cours d’un même match, pour un gain potentiel d’environ 1,1 million de dollars. Le cas résume le risque que la ligue veut éliminer à la racine.
Le dossier Terry Rozier a encore durci la pression réglementaire. Les procureurs le rattachent à un match joué avec Charlotte en 2023, dont il serait sorti après environ neuf minutes de jeu. Rozier a plaidé non coupable.
Novig et Crypto.com contestent les pouvoirs du Missouri
Novig et Crypto.com ont saisi séparément les tribunaux fédéraux du Missouri le 16 octobre. Leur but : faire bloquer l’application des lois locales sur les paris sportifs à leurs contrats événementiels.
Ludlow Exchange, qui exploite Novig, a déposé son recours devant le district est, sous le numéro 4:26-cv-01780. North American Derivatives Exchange, qui fait tourner la plateforme de Crypto.com, a saisi le district ouest.
Leur argument tient en une règle fédérale. Selon le Commodity Exchange Act, les contrats sportifs seraient des swaps relevant de la compétence exclusive de la CFTC, et cette compétence primerait sur les régimes de jeu des États.
Le Missouri défend la thèse inverse. Le 18 septembre, la procureure générale Catherine Hanaway a envoyé des mises en demeure à Kalshi, Polymarket, Crypto.com, Novig, Underdog et Robinhood. Deux options : cesser les offres aux habitants du Missouri, ou obtenir une autorisation locale.
Novig a aussi engagé des procédures contre des responsables de plusieurs États :
- Wisconsin
- État de Washington
- Nouveau-Mexique
- New York
- Massachusetts
Au Kentucky, la CFTC a saisi la justice fédérale le 23 juin, après une action de l’État visant plusieurs plateformes.
Prochaine étape : l’examen des demandes d’injonction dans les deux dossiers déposés au Missouri. Leur issue pèsera sur les actions que l’État pourrait engager contre Kalshi, Polymarket, Underdog et Robinhood.
La taxe britannique sur les machines de catégorie B au cœur du débat budgétaire
Quatre-vingt-dix députés travaillistes pressent la chancelière Rachel Reeves de relever la taxe sur les jeux de machines dans le budget du 28 octobre. Leur cible : les machines de catégorie B, et surtout les B3.
Le taux visé serait de 40 %, contre 20 % aujourd’hui. Une modélisation estime que la mesure rapporterait entre 275 et 458 millions de livres sterling par an, après prise en compte d’une possible baisse de l’activité.
Ces machines se trouvent dans les agences de paris, les salles de bingo, les casinos et les centres de jeux pour adultes. Les B3 permettent des mises jusqu’à 2 livres et des gains pouvant atteindre 500 livres. Le jeu est rapide et les gains élevés.
Les soutiens de la hausse y voient une fiscalité ciblée sur ce type de produit. Le secteur redoute une baisse des revenus, des fermetures de points de vente et une pression sur l’emploi.
Les contrats sur les élections de mi-mandat dépassent 750 millions de dollars
Le chiffre est déjà là : au 15 octobre, les contrats sur les élections américaines de mi-mandat de 2026 ont dépassé 750 millions de dollars de volume cumulé sur Kalshi et Polymarket.
Les offres couvrent :
- Les 435 sièges de la Chambre des représentants ;
- Les sièges du Sénat ;
- Les postes de gouverneurs ;
- Le contrôle de chaque chambre et les rapports de force entre partis.
Les marchés descendent aussi dans le détail. Vous pouvez parier sur les soutiens, les débats, les retraits de candidats et les événements de campagne.
En Ontario, la publication d’une étude sur les risques liés au jeu est contestée
iGaming Ontario a commandé une étude longitudinale de deux ans avant l’ouverture du marché réglementé des jeux en ligne, en avril 2022. Le but : établir une base de référence sur le jeu problématique.
Les premiers résultats montrent des taux de jeu problématique supérieurs aux attentes de l’agence. Des responsables contestent la méthode du panel en ligne, qui peut donner des taux plus élevés que les enquêtes téléphoniques. Ils envisagent d’ajouter un échantillon téléphonique.
Selon les documents internes, la décision est prise en septembre 2024 : arrêter les travaux et ne pas publier le rapport. iGaming Ontario affirme aujourd’hui que l’étude n’atteignait pas le niveau requis pour guider les politiques publiques.
Le Toronto Star a obtenu une partie des documents après une demande d’accès. Le rapport reste retenu. Des responsables politiques réclament sa publication, ainsi que celle des trois vagues et de la version finale.
Le New Jersey avance vers des sanctions civiles pour les infractions de jeu des mineurs
Le 15 octobre, le comité judiciaire du Sénat du New Jersey a approuvé le projet S597 par 11 voix contre 0. Le texte a ensuite été renvoyé au comité du budget et des crédits du Sénat.
Le projet S597 vise trois cibles :
- les personnes de moins de 21 ans qui jouent dans un casino ou un établissement de simulcast
- l’adulte qui autorise un mineur placé sous sa responsabilité à jouer
- le titulaire de licence ou le salarié qui laisse faire
Le projet remplacerait l’infraction pénale actuelle, appelée infraction pour trouble à l’ordre public, par une sanction civile :
- 500 dollars pour une première infraction
- 1 000 dollars pour une deuxième
- 2 000 dollars pour la troisième et les suivantes
Surveillez le budget britannique du 28 octobre : il dira si la hausse de la taxe sur les machines de catégorie B est retenue. Côté Missouri, les demandes d’injonction de Novig et Crypto.com fixeront la marge de manœuvre des États sur les contrats sportifs.
Foire aux questions
Les restrictions de la NBA concernent-elles tous les opérateurs de paris ?
Non. Elles visent les partenaires officiels de la NBA et les opérateurs autorisés, dont DraftKings, FanDuel, Fanatics, Caesars, BetMGM et bet365.
Les plateformes de marchés prédictifs comme Kalshi et Polymarket échappent à cette consigne, qui ne vise que les sportsbooks.
Pourquoi les marchés prédictifs relèvent-ils de la CFTC ?
Les opérateurs qualifient leurs contrats de swaps négociés sur des marchés de contrats désignés, ce qui les placerait sous la compétence de la CFTC.
Cette lecture reste contestée : plusieurs États la combattent encore devant les tribunaux.
Le projet S597 est-il déjà en vigueur dans le New Jersey ?
Non. Le texte a franchi le comité judiciaire du Sénat, mais il doit encore être examiné par le comité du budget et des crédits.
Tant qu’il n’est pas adopté, l’infraction pénale actuelle reste applicable.








