- La croissance vient surtout de l’activité de paris, bien plus que des autres métiers du groupe.
- Les marchés de prédiction commencent à peser dans les comptes, et leur poids reste à suivre trimestre après trimestre.
- Les partenariats avec les plateformes et les ligues élargissent les données vendues, ce qui soutient la demande.
- Les prévisions annuelles peuvent changer si la vente d’Atrium Sports modifie les résultats attendus.
Sommaire
- Ce que dit le chiffre du troisième trimestre
- Ce qui tire la croissance vers le haut
- Les marchés de prédiction, une source qui démarre
- Les partenariats qui élargissent l’offre
- Coûts, marge et rachats d’actions
- Ce qui reste à suivre après les prévisions
- Foire aux questions
Le chiffre d’affaires de Sportradar accélère au troisième trimestre 2026.
Pour un investisseur ou un analyste, la question est de savoir ce qui tire cette hausse et si elle tient dans les prévisions.
Cet article sépare la part des paris, celle des marchés de prédiction et celle des partenariats, puis dit ce qui reste incertain.
Ce que dit le chiffre du troisième trimestre
Betting Technology et Sports Content
Au troisième trimestre 2026, le chiffre d’affaires de Sportradar atteint 362,5 millions d’euros. C’est 24 % de plus qu’un an plus tôt.
En euros, le gain est de 70,5 millions. Un pourcentage peut paraître fort sur une petite base, alors que l’écart en euros montre le poids réel de la progression.
Betting Technology & Solutions porte l’essentiel du chiffre d’affaires et de sa croissance, face à Sports Content, Technology & Services.
| Critère | Betting Technology & Solutions | Sports Content, Technology & Services |
|---|---|---|
| Chiffre d’affaires | 296,675 millions d’euros | 65,840 millions d’euros |
| Hausse sur un an | +27 % | +11 % |
| Ligne en forte hausse | Betting & Gaming Content, +37 % | Marketing & Media Services, +15 % |
| Ligne en recul | Managed Betting Services, -3 % | Sports Performance, -8 % |
Marché américain et reste du monde
Les États-Unis représentent désormais 27 % du chiffre d’affaires, contre 23 % un an plus tôt. Leur activité grimpe de 47 %, à 97,999 millions d’euros.
Le reste du monde progresse aussi nettement, de 17 %, à 264,516 millions d’euros. Pour le cadre juridique des marchés prédictifs américains, le plus simple est de lire le point sur Kalshi et le football américain.
Ce qui tire la croissance vers le haut
Betting & Gaming Content a rapporté 241,976 millions d’euros, soit 65,505 millions de plus qu’un an plus tôt.
Deux moteurs expliquent sa hausse de 37 % : les droits acquis avec IMG ARENA, et la demande de clients nouveaux et existants, dont les marchés de prédiction.
La part des États-Unis dans le chiffre d’affaires est passée de 23 % à 27 % en un an. Le marché américain pèse donc plus lourd dans la hausse.
Cette progression vient de l’expansion du marché, notamment des marchés de prédiction, et de la demande pour les contenus premium. Pour situer la taille de ce marché, il faut regarder les paris et les machines à sous aux États-Unis.
Les marchés de prédiction, une source qui démarre
Plateformes d’échange et courtier
Au troisième trimestre 2026, les marchés de prédiction ont contribué positivement aux résultats pour la première fois. C’est le signe qu’ils commencent à peser dans les comptes.
Pour suivre le risque réglementaire qui pèse sur ces marchés, il faut lire le bras de fer entre la CFTC et l’Utah.
Pour les règles qui encadrent ces échanges, il faut lire le bannissement de George Santos chez Kalshi ; voici les quatre partenaires :
- Kalshi, avec un accord mondial daté du 8 juin 2026 : données sportives officielles, cotes en direct et services d’intégrité.
- Polymarket, avec un accord étendu daté du 27 août 2026 : données, streaming et intégrité pour plus de 20 ligues et compétitions.
- Novig, devenu le troisième partenaire plateforme d’échange annoncé.
- Robinhood, premier partenaire courtier.
Teneurs de marché et potentiel
Sportradar a signé une dizaine d’accords avec des teneurs de marché, ces équipes qui cotent en continu les contrats. Chaque accord combine un paiement minimum et une part liée aux revenus.
La direction estime ce bassin à plus de 300 teneurs de marché, selon les plateformes retenues. Il va de grandes équipes à des structures de cinq à dix personnes, et la dizaine signée reste loin de ce total.
Les partenariats qui élargissent l’offre
L’extension de l’accord avec Polymarket couvre plus de 20 ligues et compétitions, soit environ 300 000 matchs par an.
Elle ajoute la Bundesliga, l’EuroLeague Basketball, la Chinese Basketball Association, la National Basketball League, les tournois du Grand Chelem de tennis et les événements UTR Pro. Pour Sportradar, cela élargit les matchs dont les données alimentent ces marchés.
Pour les paris sportifs, il faut lire l’analyse de Michael Jordan ; le contrat Euroleague tient en trois points :
- Les droits courent de la saison 2026-2027 jusqu’en 2031.
- Ils couvrent plus de 650 matchs par an, en EuroLeague et en BKT EuroCup.
- Leurs conditions financières ne sont pas communiquées, alors que les dépenses de droits sportifs atteignent 111,724 millions d’euros au troisième trimestre 2026, contre 72,548 un an plus tôt.
Coûts, marge et rachats d’actions
Au troisième trimestre 2026, Sportradar a racheté 157 millions de dollars d’actions, sur un total de 519 millions depuis le lancement du plan. Le capital sert donc d’abord à racheter des actions.
La vente d’Atrium Sports rapporte 170 millions de dollars en espèces, sous réserve d’ajustements du prix, avec une clôture prévue au quatrième trimestre 2026.
Pour la taxe sur ces marchés en Illinois, voyez le projet de loi HB 5811.
Le bénéfice net des neuf premiers mois tombe à 17,2 millions d’euros, contre 95,9 millions un an plus tôt. Ce recul vient surtout de lignes hors activité courante.
Les pertes de change atteignent 24,8 millions d’euros, contre un gain de 81,7 millions en 2025. Les coûts financiers montent à 71,9 millions, et les restructurations à 16,3 millions, contre 1,3 million.
Ce qui reste à suivre après les prévisions
Sportradar maintient ses prévisions 2026 : 1,518 à 1,533 milliard d’euros, soit 19 % à 21 % de hausse à taux constants.
L’EBITDA ajusté, bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements, vise 360 à 368 millions d’euros. La marge progresse de 70 à 100 points de base.
Pour l’effet d’une interdiction au Brésil, voyez les enjeux de la décision brésilienne. Pour le lien avec Polymarket, voyez le partenariat avec LeBron James.
Trois points diront si l’accélération se confirme ou ralentit :
- L’effet de la vente d’Atrium Sports sur les résultats attendus : les prévisions seront mises à jour après la clôture si l’opération les modifie.
- Le poids des marchés de prédiction dans le chiffre d’affaires, à suivre trimestre après trimestre.
- La publication du quatrième trimestre 2026, attendue le 2 mars 2027, qui dira si la hausse de 24 % tient jusqu’en fin d’année.
La croissance vient surtout des paris, et les marchés de prédiction commencent à peser dans les comptes. Reste à savoir si ce poids se maintient d’un trimestre à l’autre.
Le prochain pas est de suivre la vente d’Atrium Sports, la part des marchés de prédiction et le quatrième trimestre, attendu le 2 mars 2027.
Foire aux questions
Quel était le chiffre d’affaires cumulé des neuf premiers mois de 2026 ?
Sur les neuf premiers mois de 2026, le chiffre d’affaires cumulé de Sportradar atteint 1,086848 milliard d’euros, en hausse de 18 % sur un an. Ce total additionne les trois premiers trimestres de l’année.
Quel était le bénéfice net des neuf premiers mois de 2026 ?
Le bénéfice net des neuf premiers mois de 2026 s’élève à 17,224 millions d’euros, contre 95,922 millions sur la même période de 2025. Il recule donc de plus de 80 % sur un an.
Combien d’actions Sportradar a-t-elle rachetées depuis le lancement de son plan de rachat ?
Au 30 octobre 2026, Sportradar avait racheté 34 millions d’actions depuis le lancement de son plan de rachat. Ce total couvre tout le plan, et non le seul troisième trimestre.








