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Sous le Signe de la Rose | Alma Lazarevska

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Sous le Signe de la Rose

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Roman d’Alma Lazarevska

Prix : 16,00 EUR
(Frais d’envoi inclus)
Editons M.E.O.

Roman, 2009.
Titre original : U Znaku Ruže, Bosanska Knjiga, Sarajevo, 1996
Traduit du bosnien par Spomenka Džumhur et Gérard Adam
Nombre de pages : 124
ISBN 978-2-930333-28-1

Roman d’Alma Lazarevska... Un demi-siècle de Yougoslavie, vue à travers l’amitié de deux Bosniens, avec en toile de fond l’assassinat de Rosa Luxembourg et l’art des sauteurs du Vieux pont de Mostar. Une narration complexe, éclatée, admirablement maîtrisée.

Destins yougoslaves. Alma Lazarevska a écrit ce roman, tout comme « La mort au Musée d’Art moderne », un recueil de nouvelles, pendant le siège de Sarajevo, où elle réside.
Une situation qui explique peut-être, outre son talent d’écriture, la beauté et la force de ses lignes, cette rage dans cette manière de croquer la vie par une facette nostalgique qui étreint le lecteur dès les premières pages.
Divers personnages, deux en particulier, occupent la place centrale du récit, avec des destins qui se racontent et s’entrecroisent. La première phrase résume à elle seule toute la charge émotionnelle des pages qui vont suivre : « Ce récit est écrit au verso de feuilles déjà remplies ».
Il y a Aleksa S, figurant obscur d’un film qui ne marqua pas les pages des encyclopédies, descendu à Berlin en 1926 puis rentré, taiseux, dans son chez lui yougoslave.
Il y a Otto, jardinier aux connaissances étendues, quittant la région de Mostar pour celle de Zemun où il devient apprenti peintre en bâtiment avant de partir vers Belgrade et de s’y essayer comme ouvrier sur un chantier de construction, séjournant à Berlin au moment où Aleksa y débarque.
Des vies marquées par un destin cruel, bousculé, profondément humain surtout. Les repères sont vacillants, les hommes se cherchent, tout comme le monde qui les entoure. Avec ces ingrédients en toile de fond naissent des histoires d’amitié et de souffrance, d’absurdité aussi. Un domaine qu’Alma Lazarevska restitue avec beaucoup d’ironie et de tendresse.
J’ai particulièrement apprécié l’attachement qu’elle porte à ses personnages et qui déteint sur le lecteur au fil des pages ; on aime ses bonhommes et leurs tragédies, tout comme on suit avec ferveur les présences imposantes du « Métropolis » de Fritz Lang ou le destin déchiré de celle qui vécut sous « le signe de la rose », Rosa Luxembourg dont l’empreinte marque cette histoire.
Un texte difficile à résumer sous peine d’en atténuer la richesse. L’ouvrage est composé de fragments qui se succèdent, d’histoires qui s’assemblent pour former un grand tout, une tranche de vie retraçant le parcours de la Yougoslavie avant son tragique déclin auquel beaucoup ont assisté, impuissants.
La plume d’Alma Lazarevska est superbe de douceur et de subtilité. Elle fait preuve d’un recul dans la narration qui pour paradoxe d’en rendre ses protagonistes encore plus proches de nous.
Diplômée en littérature et théâtrologie, journaliste, Alma Lazarevska est restée à Sarajevo durant tout le siège. Elle y vit encore aujourd’hui. Elle est un des écrivains les plus en vue de la littérature bosnienne. À découvrir !

par Sahkti, critiqueslibres.com


Alma Lazarevska est née à Veles (Macédoine), mais vit à Sarajevo depuis son plus jeune âge. Diplômée en littérature, théâtrologie et journalisme, elle a été longtemps journaliste avant de se consacrer uniquement à la littérature. Elle a vécu tout le siège de la ville en tant que journaliste, et, suite à sa bonne connaissance de l’anglais, a souvent été sollicitée pour guider les représentants de la presse internationale. Les deux présents ouvrages ont été écrits durant le siège de Sarajevo et publiés juste après. Bien que publiant peu, Alma Lazarevska est un des écrivains les plus en vue de la littérature bosnienne. Elle a été traduite en allemand et en anglais. Une nouvelle de ce recueil a été publiée dans la revue « Marginales », dirigée par Jacques De Decker, secrétaire perpétuel de l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises. Alma Lazarevska a été l’hôte de la Foire du Livre de Bruxelles en 2003. Elle a également été l’hôte de la Quinzaine des Femmes de la Ville de Bruxelles en 2009. Une lecture-spectacle d’extraits de ses œuvre a été donnée à cette occasion au Théâtre Varia et durant le festival littéraire Tournai-la-Page.

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