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Printemps Culturel | Carrefour Sarajevo

lundi 20 mars 2017 par BH Info   Partagez sur FacebookTwittez cette information

Le Prin­temps Cultu­rel 2017 se pro­po­se de fai­re décou­vrir au public le patri­moi­ne historique et cultu­rel de Sara­je­vo et de ses alen­tours. Une région pro­che mais trop mal connue. Gage de l’intérêt sus­ci­té par ce pro­jet, plus de 20 ins­ti­tu­tions cultu­rel­les majeures du can­ton suisse de Neu­châ­tel par­ti­ci­pent à l’édition 2017. Un programme riche en découvertes culturelles du 21 mars au 1e juillet.

Au programme :

21 mars, 18h30 - Conférence - Université de Neuchâtel faculté des lettres et sciences humaines auditoire RE.48
La préservation et la reconstruction du patrimoine culturel en Bosnie-Herzégovine : un outil pour la réconciliation ?

Conférence de Nadia Capuz­zo Der­ko­vic, doc­teu­re en sociologie de l’Université de Genève. Conférence orga­ni­sée par le Laté­nium, parc et musée d’archéologie, en par­te­na­riat avec l’UniNE. Modé­ra­teur : Marc-Antoi­ne Kae­ser, direc­teur du Laté­nium. Régulièrement, les ima­ges de sites archéo­lo­gi­ques dévas­tés ou de musées van­da­li­sés sont reliées par les médias du mon­de entier. Alors qu’on pen­sait la des­truc­tion du patrimoine être un fait d’armes d’un autre temps, le patri­moi­ne cultu­rel est aujourd’hui toujours autant en dan­ger lors de conflits armés. Dans ce contex­te, quel­les leçons peut-on tirer des efforts réa­li­sés en Bos­nie-Her­zé­go­vi­ne pour pré­ser­ver et recons­trui­re le patrimoi­ne cultu­rel lar­ge­ment pris pour cible il y a plus de 25 ans, lors de la guer­re qui a secoué ce pays pen­dant près de 4 ans ? Les tra­vaux réa­li­sés ont-ils per­mis de res­tau­rer une conti­nui­té his­to­ri­que per­due ou ont-ils ren­for­cés les cli­va­ges ter­ri­to­riaux ?
www.unine.ch - www.latenium.ch


22 mars, 12h15 – 13h - Musique - Théâtre du Passage
Yashaa !, trio balkanique et oriental

Yashaa ! veut dire « la vie ». Chez les Roms des Bal­kans, c’est une expres­sion uti­li­sée com­me un cri de joie pour encou­ra­ger un musi­cien qui cher­che à trans­cen­der l’auditoire : Yashaaaa !! Le trio com­po­sé de mem­bres de Slo­novs­ki Bal un grou­pe qui a mar­qué les esprits par ces élans cui­vrés et ces groo­ves bal­ka­ni­ques irré­sis­ti­ble­ment dan­sants. Yashaa ! est en quel­que sor­te un satel­li­te, une for­me plus inti­mis­te : seule­ment 3 instruments, for­mant la base de tou­tes les pos­si­bi­li­tés. On retrou­ve­ra dans leur réper­toi­re des mélo­dies tra­di­tion­nel­les, des chan­sons, des com­po­si­tions et des impro­vi­sa­tions autour de la musi­que des Bal­kans.
www.theatredupassage.ch


22 mars, 18h - Conférence - Bibliothèque publique et universitaire.
Lecture publique

Un migrant, une vie, une histoire. Ren­con­tre avec des mem­bres de la com­mu­nau­té bosnia­que du can­ton de Neu­châ­tel. En étroi­te col­la­bo­ra­tion avec le Cen­tre cultu­rel bos­nia­que du can­ton de Neu­châ­tel. Trois géné­ra­tions d’immigrés racon­tent leur par­cours, leur cultu­re et leur expé­rien­ce de vie. Com­ment s’est pas­sé leur venue en Suis­se et com­ment ont-ils vécu leur inté­gra­tion ? Une occa­sion rare de par­ta­ger pour mieux (se) com­pren­dre.
www.bpun.unine.ch


24 mars, 18h - Ouverture - Quartier Général
Ouverture officielle du Printemps culturel par le vernissage des expositions « Other Side » et « Sarajevo 100 1914 – 2014 »

Le col­lec­tif, com­po­sé de 5 gra­phis­tes suis­ses et ser­bes pro­po­se un échan­ge cultu­rel entre une cen­tai­ne d’artistes croa­tes, bos­nia­ques, ser­bes et suis­ses. « Sara­je­vo 100 » est un projet mis en œuvre par l’Association des artis­tes d’art appli­qué et des desi­gners de Bos­nie-Her­ze­go­vi­ne (ulu­pu­bih), en col­la­bo­ra­tion avec l’Académie des Beaux-Arts de Sara­je­vo et l’Université d’Etat du Mis­sou­ri (USA). Ouver­tu­re par Corin­na Weiss (Directrice du Quar­tier Géné­ral), Céli­ne Maye (Chef­fe du Ser­vi­ce de la Cohé­sion mul­ti­cul­tu­rel­le) et Jean Stu­der (Pré­si­dent du Prin­temps cultu­rel). Apé­ri­tif bos­nien. Concert de musi­que : le groupe Yanač. A l’image de l’univers musi­cal de l’Europe de l’Est, le grou­pe Yanač nous invi­te à une fusion tout en équi­li­bre des sty­les bal­kan, klez­mer et jazz. Né de la ren­con­tre de cinq amis aux carac­tè­res bien trem­pés, qui entre­mê­lent leurs cultu­res dans un jeu scé­ni­que et musi­cal explo­sif, ce grou­pe a été recon­nu dès son pre­mier album en 2014. Ils revien­nent en for­ce avec un second album aux sono­ri­tés roman­ti­ques et élec­tri­ques. Dépay­se­ment et plai­sir garan­tis.
Le Cabi­net SR :CH - Mai­son blan­che - www.q-g.ch


24 mars – 21 juin - Exposition - Quartier Général - Me – Di : 14h – 18h
Sarajevo 100 : 1914 – 2014

Pro­jet mis en œuvre par l’Association des artis­tes d’art appli­qué et des desi­gners de Bosnie-Her­ze­go­vi­ne (ulu­pu­bih), en col­la­bo­ra­tion avec l’Académie des Beaux-Arts de Sara­je­vo et l’Université d’Etat du Mis­sou­ri (USA), l’exposition « SARAJEVO 100 1914 – 2014 » a été pré­sen­tée à Sara­je­vo, Mar­seille, Mexi­co et Spring­field en 2014. Elle rassemblait 250 affi­ches et œuvres mul­ti­me­dia de 3 géné­ra­tions de gra­phis­tes régionaux et internationaux, pro­fes­sion­nels et étu­diants. Au-delà de l’échange d’idées au sein de la communauté internationale des gra­phis­tes, l’exposition avait pour défi de confronter les inter­pré­ta­tions per­son­nel­les et cri­ti­ques de cent ans d’histoire col­lec­ti­ve, à tra­vers le destin tumul­tueux d’une vil­le emblé­ma­ti­que. En par­te­na­riat avec l’Association Maison blanche.
www.q-g.ch


24 mars – 21 juin - Exposition - Quartier Général - Me – Di : 14h – 18h - 24 mars, 18h en ouver­tu­re de la 2e édi­tion du Prin­temps cultu­rel.
Other Side

Le Cabi­net SR :CH – asso­cia­tion d’échanges inter­cul­tu­rels – orga­ni­se la 2e édi­tion de l’exposition « Other Side », Pos­ters rétro-éclai­rés. Ce col­lec­tif, com­po­sé de 5 gra­phis­tes suis­ses et ser­bes, pro­po­se un échan­ge cultu­rel entre une cen­tai­ne d’artistes croa­tes, bos­nia­ques, ser­bes et suisses. Les artis­tes des 4 pays sont invi­tés à créer une affi­che s’inspirant de faits poli­ti­ques, his­to­ri­ques ou de valeurs cultu­rel­les com­mu­nes, en uti­li­sant un sty­le pure­ment esthé­ti­que ou abs­trait. L’intérêt de la démar­che est de per­met­tre à cha­que artis­te d’utiliser le moyen d’expression visuel­le qu’il juge le plus appro­prié à ses pers­pec­ti­ves créa­tri­ces sin­gu­liè­res.
Le Cabi­net SR :CH — asso­cia­tion d’échanges inter­cul­tu­rels - www.q-g.ch


24 mars – 21 juin - Lecture publique - Bibliothèque publique et universitaire - 10h – 19h Sa : 10h – 12h. Fer­mé le diman­che
Lettres balkaniques

La Biblio­thè­que pro­po­se une sélec­tion de docu­ments à emprun­ter, retra­çant l’extraordinaire riches­se cultu­rel­le des Bal­kans dans le domai­ne de la lit­té­ra­tu­re, de l’art, des tra­di­tions et de l’histoire


24 mars – 21 juin - Exposition - Espace du Fonds d’étude - 10h – 12h, 14h – 19h
Sa : 10h – 12h. Fer­mé le diman­che
Regards citadins, Nenad Dimi­tri­je­vic

Expo­si­tion réa­li­sée en étroi­te col­la­bo­ra­tion avec la Gale­rie Cou­rant d’Art, Che­ve­nez. Jeune pein­tre ser­be ori­gi­nai­re de Kra­j­le­vo, Nenad Dimi­tri­je­vic (né en 1981) s’est for­mé à l’Académie des Beaux-Arts de Bel­gra­de. Les toi­les expo­sées racon­tent le quo­ti­dien de la rue. L’artiste res­ti­tue avec for­ce et par­fois vio­len­ce la réa­li­té de la jeu­nes­se faussement indifférente de Bel­gra­de.


24 mars – 21 juin - Exposition - Archives de la vie ordinaire Bibliothèque publique et universitaire, grand hall. Lu – Ve : 8h – 20h Sa : 8h – 17h. Fer­mé le diman­che
Histoire d’une jeune fille qui croisa la grande Histoire en avril 1941

Com­me sou­vent dans les cor­res­pon­dan­ces recueillies par les Archi­ves de la vie ordi­nai­re (AVO), le des­tin de gens « ordi­nai­res » se mêle à la « gran­de » His­toi­re ! Avril 1941 : d’un côté, Hit­ler et son armée enva­his­sent l’ex-Yougoslavie ; de l’autre, une jeu­ne Chaux-de-Fon­niè­re et la famil­le prin­ciè­re chez qui elle tra­vaille au pair, fuient la Slo­vé­nie. Thé­rè­se Hoff­mann racon­te cet épi­so­de à tra­vers quel­ques let­tres envoyées à sa famil­le.


24 mars, 20h45 (La Chaux-de-Fonds) et 25 mars, 20h30 (Neuchâtel) - Cinéma et discussion. - Cinéma ABC, La Chaux-de-Fonds, Cinéma Studio, Neuchâtel
A Good Wife

En pré­sen­ce de Mir­ja­na Kara­no­vić et Andrea Šta­ka. Invi­tée dans le cadre du Prin­temps cultu­rel et du Fes­ti­val du Sud, l’actrice et réa­li­sa­tri­ce de Bel­gra­de pré­sen­te son nou­veau film en avant-pre­miè­re : dans « A Good Wife », elle se met en scè­ne dans le corps d’une fem­me qui fait acte de rési­lien­ce face aux trau­ma­tis­mes de la guer­re et de la vie…


26 mars – 16 avril - Exposition - Palais-Galerie - Ver­nis­sa­ge : 25 mars, 17h
Jan Kempenaers


30 mars, 18h30 - Conférence - Université de Neuchâtel faculté des lettres et sciences humaines auditoire RE.48
Le « balkanisme » et le patrimoine contesté d’ex-Yougoslavie

Confé­ren­ce de Patri­ck Naef. La Socié­té neu­châ­te­loi­se de géo­gra­phie et l’Association des géo­gra­phes de l’Université de Neu­châ­tel (LAGUNE). Décri­te com­me une « mosaï­que », un « baril de pou­dre » ou enco­re com­me un « pont entre l’Ouest et l’Est », la région qui com­prend les pays d’ex-Yougoslavie a depuis long­temps contri­bué à façon­ner des ima­gi­nai­res ambi­gus, asso­ciés aux natio­na­lis­mes, aux divi­sions « eth­ni­ques » et à des mécanismes impli­quant des sup­po­sés et inévi­ta­bles « cycles de vio­len­ce ». En obser­vant la ges­tion du patri­moi­ne, l’objectif est de décons­trui­re ces dyna­mi­ques afin de met­tre à jour cer­tains mythes pro­duits et véhi­cu­lés par l’instrumentalisation de cet­te mémoi­re contes­tée et dis­so­nan­te. Patri­ck Naef est titu­lai­re d’un doc­to­rat en géo­gra­phie de l’Université de Genè­ve et d’un mas­ter en anthro­po­lo­gie de l’Université de Neu­châ­tel. Ses recher­ches visant à explo­rer les liens entre mémoi­re et vio­len­ce l’ont mené à explo­rer divers contex­tes régio­naux tels que l’ex-Yoougoslavie et l’Amérique lati­ne.


6 avril, 18h30 - Table ronde - Espace Facchinetti stade de la Maladière accès par l’entrée sud du stade
Le « dernier penalty » de la Yougoslavie

Dia­lo­gue entre Gigi Riva, écri­vain et édi­to­ria­lis­te du grou­pe « Espres­so-La Repub­bli­ca » et le pro­fes­seur Pier­re Lan­fran­chi, his­to­rien du sport. Gigi Riva fut cor­res­pon­dant de guerre dans les Bal­kans dans les années 1990. Il est l’auteur de « J’accuse l’ONU », paru chez Cal­mann-Lévy en 1995. En 2016, il publie « Le Der­nier Pénal­ty », « His­toi­re de foot­ball et de guer­re », qui ren­con­tre un suc­cès inter­na­tio­nal. Par son enquê­te, Gigi Riva éclai­re une page cru­cia­le de l’histoire d’un conflit, où le bal­lon devient un révélateur des for­ces his­to­ri­ques et poli­ti­ques en jeu. Pier­re Lan­fran­chi est pro­fes­seur d’histoire à l’Université De Mont­fort à Lei­ces­ter (Angle­ter­re) et col­la­bo­ra­teur au Cen­tre inter­na­tio­nal d’étude du sport (CIES). Il a beau­coup publié sur l’histoire du foot­ball et a notam­ment été l’un des auteurs du livre du Cen­te­nai­re de la FIFA.
Musée d’art et d’histoire de Neu­châ­tel (MAHN) et le Cen­tre inter­na­tio­nal d’étude du sport (CIES)


20 avril, 20h15 - Soirée littérature et musique - Club 44
Albanie, entre littérature et musique. Dialogue métissé autour de l’exil

Soi­rée artis­ti­que avec une chan­teu­se et une écri­vai­ne por­tant sur l’histoire des Bal­kans. Bes­sa Myf­tiu est écri­vai­ne, alba­nai­se, pas­sion­née de lit­té­ra­tu­re. Elle nous don­ne à entendre ses plus beaux tex­tes lit­té­rai­res consa­crés à l’amour, la soli­tu­de, la beau­té. Dans ces romans écrits en fran­çais, elle racon­te son pays d’origine. Indé­pen­dam­ment de la lan­gue, le cœur de son écri­tu­re bat en alba­nais. Racon­ter la vie des gens ordi­nai­res tis­sée d’héroïsme, le culte voué à la beau­té, les malé­dic­tions d’amour — sont des thè­mes qui tra­ver­sent ses récits nés de l’émigration. Ses mots dia­lo­guent avec les notes et la voix de la mer­veilleu­se musi­cien­ne Eli­na Duni. Elle chan­te les Bal­kans en musi­que, fait voler la poé­sie des sen­ti­ments sur des notes jazz. Tou­tes deux tis­sent à deux voix, une ode à l’Albanie et à la vie, mêlant tex­tes et chan­sons.


26 avril 2017, 12h15 – 13h - Rencontre avec l’auteur - Théâtre du Passage
Daniel Abi­mi : « Le Baron »

Chronique d’une époque, l’histoire de toute une vie, celle du fils d’un immigré albanais et d’une Saint-Galloise. Lau­san­ne a beau­coup de facet­tes. En fai­sant par­ler Lau­rent dit « Le Baron », l’auteur nous des­si­ne le pano­ra­ma d’une vil­le noc­tur­ne où se croi­saient noceurs, truands, homos et tra­ves­tis. Le Baron racon­te, dans un lan­ga­ge qui n’a rien de châ­tié, l’époque fas­te où l’argent était faci­le et l’avenir plein de pro­mes­ses. Le « Johnnie’s » qu’il diri­ge a des airs de caba­ret pari­sien où se retrou­ve tou­te la fau­ne des nuits lau­san­noi­ses jusqu’à ce que sur­vien­nent le sida, un cri­me et la chu­te. L’histoire de tou­te une vie, avec ses hauts et ses bas racon­tés avec fran­chi­se.


26 avril, 18h - Café scientifique - Université de Neuchâtel cafétéria du bâtiment principal
Justice internationale : la leçon des Balkans

Débat avec Sté­pha­nie Mau­pas (jour­na­lis­te indé­pen­dan­te pour JusticeInfo.net), Dick Marty (poli­ti­cien) et Pier­re Hazan (pro­fes­seur asso­cié à l’UniNE). La jus­ti­ce péna­le interna­tio­na­le est née dans les Bal­kans il y a une ving­tai­ne d’années. Elle devait à la fois pré­ve­nir de nou­vel­les exac­tions, sanc­tion­ner les cri­mi­nels de guer­re et contri­buer au réta­blis­se­ment de la paix et de l’Etat de droit. A-t-elle tenu ses pro­mes­ses ? Quels ont été ses acquis, mais aus­si ses limi­tes ? A-t-elle per­du sa cré­di­bi­li­té ou sim­ple­ment la naï­ve virginité de ses débuts ? Débat orga­ni­sé en par­te­na­riat avec Uni­NExt, l’association des Alum­ni de la Facul­té de droit de l’Université de Neu­châ­tel et la Fon­da­tion Hiron­del­le.
Orga­ni­sa­tion : Uni­ver­si­té de Neu­châ­tel
Sui­vi d’un apé­ri­tif offert par Uni­NExt


27 avril, 18h30 - Table ronde - Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel
Les joueurs d’origine balkanique dans le football suisse : une intégration réussie ?

Gérard Cas­tel­la, entraî­neur de l’équipe natio­na­le de foot­ball M19 et ancien entraî­neur de Neu­châ­tel Xamax, Bash­kim Ise­ni, direc­teur d’Albinfo et spé­cia­lis­te des dia­spo­ras des Bal­kans, Edmond Isoz, ancien direc­teur de la Swiss Foot­ball Lea­gue et chair­man du domai­ne foot­ball des ligues euro­péen­nes, ain­si que Raf­fae­le Poli, res­pon­sa­ble de l’Observatoire du foot­ball du Cen­tre inter­na­tio­nal d’étude du sport (CIES). La for­te présen­ce, dans l’équipe natio­na­le suis­se de foot­ball, de joueurs issus de l’ex-Yougoslavie, inter­ro­ge deux phé­no­mè­nes. En pre­mier lieu, les consé­quen­ces migra­toi­res d’un conflit qui a conduit près de 300’000 per­son­nes, depuis les années 1990, à s’établir en Suis­se. En second lieu, des for­mes d’intégration affir­ma­ti­ve à la com­mu­nau­té nationale, à tra­vers le vec­teur de l’activité spor­ti­ve. Ces faits seront éclai­rés à l’occasion d’une table ron­de qui réuni­ra des spé­cia­lis­tes du domai­ne de l’immigration et des acteurs du foot­ball.
Le Cen­tre inter­na­tio­nal d’étude du sport (CIES), en col­la­bo­ra­tion avec le Musée d’art et d’histoire de Neu­châ­tel (MAHN)


6 mai, 14h15 – 15h45 - Conférence - Musée des beaux-arts La Chaux-de-Fonds
L’art, la mémoire et le siège de Sarajevo

Confé­ren­ce de Nadia Capuz­zo Der­ko­vic, doc­teu­re en socio­lo­gie de l’Université de Genève, et Andrej Der­ko­vic, artiste. Depuis la fin de la guer­re en Bos­nie-Her­zé­go­vi­ne, nom­breux sont les monu­ments et les mémo­riaux qui glo­ri­fient une inter­pré­ta­tion plu­tôt sélec­ti­ve des évé­ne­ments vio­lents, favo­ri­sant ain­si une mémoi­re col­lec­ti­ve frag­men­tée. A l’opposé, des monu­ments et des œuvres d’art pro­duits par des artis­tes contem­po­rains bos­niens, agis­sent com­me des contre-pou­voirs valo­ri­sant ain­si une mémoi­re publi­que par­ta­gée. Cet­te confé­ren­ce, pré­sen­tée à deux voix, abor­de­ra le rôle de la pro­duc­tion artis­ti­que dans la construc­tion de for­mes mémo­riel­les en Bos­nie-Her­zé­go­vi­ne, et à Saraje­vo en par­ti­cu­lier, et pré­sen­te­ra quel­ques-unes des œuvres d’Andrej Der­ko­vic, artiste ayant sur­vé­cu au siè­ge de Sara­je­vo.


9 mai, 19h30 - Conférence - Bibliothèque publique et universitaire Salle de lecture
L’exil ou la souffrance

A Ren­nes en cet­te fin d’été 1992. Je suis accueilli par une dame aux énor­mes lunet­tes. Elle par­le dou­ce­ment en me regar­dant droit dans les yeux… Je sai­sis que je vais avoir droit à un cours de fran­çais pour adul­tes anal­pha­bè­tes trois jours par semai­ne. Je suis un peu vexé : – I have BAC plus five, I am a wri­ter, nove­list… – Aucu­ne impor­tan­ce mon petit, répond la dame. Ici tu com­men­ces une nou­vel­le vie… Confé­ren­ce de Veli­bor Colic pro­po­sée par la librairie Payot. Ecri­vain bos­nien, sol­dat mal­gré lui, Veli­bor Colic déser­te l’armée pen­dant la guer­re en 1992. Empri­son­né, il par­vient à s’échapper et s’exile en Fran­ce. Ecri­vant depuis quel­ques années en fran­çais, il n’a jamais ces­sé de reve­nir en pro­se et en vers, vers le pays qu’il a quit­té. Auteur de romans tra­gi­ques évo­quant le conflit « Archan­ges, roman a capel­la », de polars âpres « Mother Fun­ker », d’une auto­bio­gra­phie rêveu­se « Jésus et Tito », Veli­bor Colic pour­suit une œuvre tou­jours en lien avec son pays d’origine, avec « Sara­je­vo omni­bus », où il pro­po­se un por­trait de la vil­le à tra­vers dif­fé­rents per­son­na­ges his­to­ri­ques ou lieux emblé­ma­ti­ques, qui ont tous un rap­port avec la tra­gé­die inau­gu­ra­le du ving­tiè­me siè­cle : l’assassinat de l’archiduc Fran­çois-Fer­di­nand le 28 juin 1914, et avec « Manuel d’exil », où il revient sur ses pre­miè­res années d’exil et de galè­re : la guer­re, la nos­tal­gie du pays per­du, le déclas­se­ment, les dif­fi­cul­tés d’apprentissage d’une lan­gue.


9 juin, 20h15 - Cinéma et discussion - Centre de culture ABC
Le siège

De Rémy Our­dan (jour­na­lis­te au Mon­de) et Patri­ck Chau­vel (repor­ter-pho­to­gra­phe). Rémy Our­dan sera pré­sent à l’ABC. Il a débu­té sa car­riè­re de repor­ter avec le siè­ge de Sara­je­vo. Il a cou­vert l’événement sur tou­te sa durée, de l’intérieur, aux côtés des habitants. Vingt ans plus tard, avec Patri­ck Chau­vel, il res­ti­tue l’histoire de ce siè­ge, le plus long de l’histoire moder­ne. Le film dépeint sans fard les hor­reurs de la guer­re, les bom­bar­de­ments, les morts ; mais aus­si la résis­tan­ce digne et héroï­que de ses habi­tants, leur néces­si­té de conti­nuer à vivre, de pen­ser, de rire et de s’entraider. Un por­trait émouvant et très huma­nis­te de cet­te vil­le qui, contre tout atten­te, résis­ta et sur­vé­cut.


11 mai – 21 juin - Exposition - Ver­nis­sa­ge : 11 mai, 19h15 - Club 44
Jadransko krifò, Gabrie­le Chi­rien­ti, pho­to­gra­phe

Jadrans­ko krifò, lit­té­ra­le­ment Adria­ti­que, en bos­nia­que, et secret mot tiré du gri­ko, un dialec­te d’origine grec­que, par­lé dans le sud-est de l’Europe, en Ita­lie. Le titre de ce travail pho­to­gra­phi­que est une invi­ta­tion par le voya­ge à la (re)découverte des raci­nes pro­fon­des de notre conti­nent, qui ins­crit ori­gi­nel­le­ment son his­toi­re au-delà de l’Adriatique, au cœur même des Bal­kans. Jan­dras­ko Krifò, des cli­chés en mou­ve­ment pour ren­dre comp­te des liens entre Byzan­ce et l’Europe dont les fron­tiè­res ne sont pas net­tes mais flui­des, où les pas­sa­ges cultu­rels et les diver­si­tés sont absor­bés par la logique du ter­ri­toi­re et de l’histoire. Ori­gi­nai­re du sud de l’Italie, Gabrie­le Chi­rien­ti s’établit à Neu­châ­tel en 1988. Il se for­me à l’Académie de Meu­ron à Neu­châ­tel d’abord, puis à l’Ecole d’arts appli­qués de La Chaux-de-Fonds. Il délais­se la pein­tu­re pour le côté instanta­né de la pho­to­gra­phie, sou­vent en noir et blanc. Aujourd’hui, il est enga­gé dans plu­sieurs pro­jets col­lec­tifs et per­son­nels de pho­to­gra­phie, et l’enseigne éga­le­ment.
www.gabchir.ch/jadransko-krifo


11 mai, 20h15 - Conférence - Club 44
Construire une histoire commune : les Balkans comme laboratoire de résilience

Chris­ti­na Kou­lou­ri et Dubrav­ka Sto­ja­no­vić, confé­ren­ce à deux voix ani­mée par Jean-Fran­çois Ber­ger, his­to­rien de for­ma­tion, délé­gué du Comi­té inter­na­tio­nal de la Croix-Rou­ge (CICR). L’effondrement de l’entité poli­ti­que de la You­go­sla­vie a conduit, outre une guer­re san­glan­te, a exa­cer­bé les natio­na­lis­mes. Cha­cu­ne des nations écrit son his­toi­re qui ne coïn­ci­de pas avec cel­le du voi­sin. Deux fem­mes, pro­fes­seu­res d’histoire, ont contri­bué à une démar­che d’écriture com­mu­ne de l’histoire de la région des Bal­kans. Quel­le a été leur métho­de ? Com­ment ont-elles per­mis à cha­cun des pays et des points de vue de se récon­ci­lier ou du moins de se concilier ? Pro­fes­seu­re à l’Université d’Athènes, Chris­ti­na Kou­lou­ri est his­to­rien­ne spé­cia­li­sée notam­ment en his­toi­re du nationa­lis­me, et his­toi­re publi­que (lieux de mémoire). Dubrav­ka Sto­ja­no­vić est une his­to­rien­ne ser­be et pro­fes­seu­re à l’Université de Bel­gra­de à la Facul­té de phi­lo­so­phie. Elle a notam­ment tra­vaillé sur le pro­ces­sus de démo­cra­tie en Ser­bie et dans les Bal­kans à la fin du XIXe siè­cle et au début du XXe siè­cle et sur l’interprétation de l’histoire.


12 mai, 20h - Musique - Hôtel DuPeyrou
La Sonate n° 3 pour violon et piano de Georges Enesco

Réci­tal Alexan­dru Patras­cu, vio­lon Ate­na Car­te, pia­no Bar­tok Dan­ses Rou­mai­nes. La Sona­te n° 3 pour vio­lon et pia­no de Geor­ges Enes­co, véri­ta­ble chef d’œuvre emblématique de cet immen­se génie, sera la piè­ce mai­tres­se d’un pro­gram­me qui met­tra à l’honneur la musi­que folk­lo­ri­que rou­mai­ne. Bien que for­te­ment ins­pi­rée par elle, cet­te sona­te n’en est nul­le­ment une trans­crip­tion mais une réin­ven­tion de l’intérieur qui lais­se cepen­dant une impres­sion d’improvisation tout à fait à la maniè­re « tzigane ». En 1992, Yehu­di Menu­hin évo­quait ses pre­miè­res ren­con­tres avec Enes­co qui fut son pro­fes­seur ; le jeu­ne Menu­hin le sui­vait au fil de ses dépla­ce­ments, entre Paris et la Rou­ma­nie, de 1923 à 1936 : « Quand Enes­co fai­sait de la musi­que, ça com­mu­ni­quait tou­jours, com­me dans la musi­que tzi­ga­ne et, même s’il n’était pas tzi­ga­ne, il com­pre­nait l’esprit du folk­lo­re rou­main. A cet égard, il était le contrai­re de Bela Bartók, qui s’est inté­res­sé au folk­lo­re com­me éma­na­tion direc­te de la tra­di­tion d’un pays (la Hon­grie, les Bal­kans et l’Afrique du Nord), alors qu’Enesco reflè­te l’intérêt pour la musi­que d’un peu­ple noma­de, dont les sour­ces se situent aux Indes et qui a tant influen­cé le vio­lon et le chant en Rus­sie, mais éga­le­ment dans les Bal­kans. » Enes­co cher­che à repro­dui­re fidè­le­ment le sty­le et la sonori­té des auto­di­dac­tes d’Europe cen­tra­le. Sons filés, vibra­tos variés, glis­sen­dos vibrés, tim­bres vola­tils, métri­ques conti­nuel­le­ment mou­van­tes, tout est là pour créer l’illusion.
Fes­ti­val de mai / Musi­que de cham­bre / Réser­va­tions : festivaldemai.ch


20 mai – 21 juin - Exposition - Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel
Milomir Kovacevic, Pho­to­gra­phies du site des Jeux olym­pi­ques de Sara­je­vo 1992 – 1995

Né à Caj­niče (ex-You­go­sla­vie) en 1961, Milo­mir Kova­ce­vic a fait ses pre­miers pas au Club uni­ver­si­tai­re de pho­to­gra­phie (CEDUS) à Sara­je­vo. En 1986, il devient mem­bre de l’Association des jour­na­lis­tes pro­fes­sion­nels et, en 1989, de l’Association des artis­tes, sec­tion pho­to­gra­phie. Dès le début de sa car­riè­re, il s’attache à sai­sir des ima­ges de la rue et à res­ti­tuer le cli­mat des évé­ne­ments cultu­rels à Sara­je­vo. Il se défi­nit com­me « un pho­to­gra­phe de la mort et de la vie, du pas­sé et du pré­sent, de l’éternel et du pas­sa­ger ». Le musée livre au public sous for­me de pro­jec­tion une sélec­tion de pho­to­gra­phies pri­ses de 1992 à 1995 sur le site des Jeux olym­pi­ques de Sara­je­vo.


24 mai, 20h15 - Musique - Théâtre populaire romand L’Heure bleue
Amira Medunjanin Concert – Sevdalinka

La chan­teu­se Ami­ra Medun­ja­nin inter­prè­te les célè­bres « sév­da­lin­ke » des bal­la­des d’amour spé­ci­fi­ques à la Bos­nie-Her­zé­go­vi­ne. Ami­ra Medun­ja­nin est la voix la plus remar­qua­ble de la sev­da­lin­ka ou sev­dah d’aujourd’hui, le folk de Bos­nie-Her­zé­go­vi­ne. Son tim­bre clai­re mêle ancien­nes mélo­dies tra­di­tion­nel­les et rugueu­ses expé­ri­men­ta­tions contem­po­rai­nes pour d’insolites assem­bla­ges à la mélan­co­lie profonde. Sur­nom­mée la « Billie Holi­day bos­nia­que » par le cri­ti­que musi­cal Gar­th Cart­wright – The Guar­dian – elle a eu l’occasion de se pro­dui­re dans des sal­les de concert mythi­ques tel­les que le Barbican Cen­ter de Lon­dres ou le Concert­ge­bouw d’Amsterdam et avec des artis­tes de renom­mée inter­na­tio­na­le dont le pia­nis­te de jazz Bojan Z. Le concert sera sui­vi de quel­ques sur­pri­ses aux saveurs de la région.


31 mai – 11 juin - Exposition - Ver­nis­sa­ge : 30 mai, 18h30 - Centre de culture ABC
SARAJEVOOOOO !

Repé­ra­ge sur les ves­ti­ges olym­pi­ques de Samuel Cha­lard (réa­li­sa­teur) et Pablo Fer­nan­dez (pho­to­gra­phe). En 2011, Samuel Cha­lard s’est ren­du en repé­ra­ge à Sara­je­vo, accom­pa­gné du photographe Pablo Fer­nan­dez, afin de réa­li­ser un docu­men­tai­re sur les vil­les au pas­sé olym­pi­que. L’héritage des Jeux de 1984 a été une por­te d’entrée for­mi­da­ble pour découvrir l’histoire récen­te de la vil­le. Pour de nom­breux témoins, les jeux ont été une épo­que magni­fi­que, durant laquel­le leur vil­le est sor­tie de l’anonymat pour cap­ter les regards du mon­de entier. Mais le siè­ge de Sara­je­vo a bri­sé cet élan. Par cet­te exposition, ils pré­sen­tent le fruit des repé­ra­ges d’un film qu’il res­te à tour­ner.


8 juin, 20h - Musique - Bibliothèque publique et universitaire Salle de lecture
Concert pour Orphée Musique balkanique en kaléidoscope

L’Ensemble Chant de Linos, avec Alexan­dru Gavri­lo­vi­ci (vio­lon) ; Ste­fan Had­jiev (violoncel­le) ; Saku­ra Kyn­di­nis (flû­te) ; Vla­di­mir Laka­tos (alto) ; Magor Szasz (contrebasse) ; Marie Trott­man (har­pe). Musi­que bal­ka­ni­que en kaléi­do­sco­pe. L’ensemble Chant de Linos invi­te, à tra­vers la figu­re d’Orphée, à remon­ter aux sour­ces d’une tra­di­tion mil­lé­nai­re tou­jours vivan­te. Le héros musi­cien ori­gi­nai­re de l’ancienne Thra­ce (Bul­ga­rie) est l’inspirateur du mou­ve­ment orphi­que, cou­rant spi­ri­tuel et phi­lo­so­phi­que pro­fon­dé­ment enra­ci­né dans la cultu­re bal­ka­ni­que. Sup­port et vec­teur pri­vi­lé­gié de la mémoi­re, la musique inter­pré­tée ce soir res­ti­tue­ra l’écho contem­po­rain de cet anti­que héri­ta­ge.


10 juin, 18h – 21h - Soirée littéraire - Centre Dürrenmatt Neuchâtel
Des Balkans à la Suisse

Soi­rée lit­té­rai­re avec les écri­vains Ilma Raku­sa, Melin­da Nadj Abon­ji et Meral Kurey­shi. Le CDN, en col­la­bo­ra­tion avec le Deut­sch-Club de Neu­châ­tel, invi­te Ilma Raku­sa, Melinda Nadj Abon­ji et Meral Kurey­shi, écri­vains d’ex-Yougoslavie et d’Albanie ins­tal­lés en Suis­se, pour des lec­tu­res de leurs tex­tes sui­vies d’une dis­cus­sion. Frie­dri­ch Dürrenmatt aimait son pays, la Suis­se, mais n’a pas hési­té à émet­tre des cri­ti­ques à son encon­tre et à expo­ser ses pri­ses de posi­tion de maniè­re pro­vo­ca­tri­ce. La dis­cus­sion, modé­rée par le cri­ti­que lit­té­rai­re Daniel Rothenbüh­ler, por­te­ra sur le rap­port que les écrivains contem­po­rains des dia­spo­ras des Bal­kans entre­tien­nent à leurs pays d’origine et à leur pays d’accueil. La mani­fes­ta­tion a lieu en alle­mand.
Le Cen­tre Dür­ren­matt Neu­châ­tel en asso­cia­tion avec le Deut­sch Club


10 juin, 19h - Conférence - Maison blanche
Le Corbusier et la symbiose avec les Balkans

Une confé­ren­ce avec Ivan Zak­nic, pro­fes­seur à la Lehigh Uni­ver­si­ty, Beth­le­hem Pennsylva­nie. L’œuvre de Le Cor­bu­sier a dura­ble­ment été mar­quée par l’architecture ver­na­cu­lai­re des Bal­kans, à l’occasion de son fameux Voya­ge d’Orient en 1911. Elle influen­ce­ra à son tour l’architecture moder­ne de l’ex-Yougoslavie dès les années 1950, et notam­ment cel­le de Juraj Neid­hardt, dont il pré­fa­ce­ra le livre « L’architecture de Bos­nie en quê­te de contem­po­rain », paru en 1957.


12 – 17 juin - Gastronomie - Ver­nis­sa­ge : 10 juin, 18h - Palais-Galerie
Petite surface Epicerie, festin et concert


13 et 15 juin, 19h30 - Musique - Bibliothèque publique et universitaire Salle de lecture
Balkan Fragments

Par le duo Brau­nov : Noé­my Braun (vio­lon­cel­le) et Dimi­tar Iva­nov (gui­ta­re). Musi­que contem­po­rai­ne ins­pi­rée de la tra­di­tion bal­ka­ni­que. Une invi­ta­tion à décou­vrir le carac­tè­re contem­po­rain d’œuvres ins­pi­rées par la musi­que tra­di­tion­nel­le des Bal­kans sla­ves : danses vivan­tes, lamen­ta­tions, mélo­dies et chan­sons non mesu­rées, les piè­ces des compo­si­teurs Ata­nas Our­kou­zou­nov, Dusan Bog­da­no­vic et Miro­slav Tadic illus­trent l’originalité de leur lan­ga­ge musi­cal. Le recours à des tech­ni­ques d’exécution com­plexes et inusi­tées repous­sent allè­gre­ment les limi­tes de l’interprétation clas­si­que.


18 juin, 10h30 (La Chaux-de-Fonds) & 18 juin, 17h (Neuchâtel) - Cinéma - Cinéma Bio Neuchâtel, Cinéma Scala La Chaux-de-Fonds
Retour(s) à Sarajevo

Ciné-confé­ren­ce avec extraits de films et pro­jec­tion du court-métra­ge « Silen­ce Mujo » d’Ursula Meier. Invi­té par Pas­sion Ciné­ma, l’écrivain, dra­ma­tur­ge et scé­na­ris­te Antoi­ne Jac­coud pro­po­se une ciné-confé­ren­ce « réso­lu­ment sub­jec­ti­ve, nour­ries d’images mentales ou ciné­ma­to­gra­phi­ques », où il ten­te­ra de « par­ta­ger le lien fort et par­fois doulou­reux » qui l’unit à Sara­je­vo… « J’entretiens avec la vil­le de Sara­je­vo une rela­tion faite d’amour, de com­pas­sion et de fas­ci­na­tion. Elle m’a appris l’engagement, le cha­grin, la pitié et a per­mis au citoyen suis­se que je suis (rési­dent d’un pays sans guer­re ni mer, c’est-à-dire pré­ser­vé mais pri­vé aus­si d’une cer­tai­ne expé­rien­ce du mon­de) d’approfondir sa connais­san­ce de l’humanité, dans sa lai­deur com­me dans sa beau­té. »


18 juin 2017 - Musique - Festi’neuch – Neuchâtel openair festival
Dubioza Kolektiv

Ayant gran­di sous les bom­bar­de­ments de Sara­je­vo, ce col­lec­tif bos­nien s’est for­gé une soli­de répu­ta­tion à tra­vers ses shows incan­des­cents, son dis­cours mili­tant contre tou­tes les for­mes d’oppression et par sa facul­té natu­rel­le à enflam­mer les musi­ques balkaniques. Dans son cock­tail explo­sif, Dubio­za arro­se donc le folk­lo­re bos­nien de hip-hop, d’electro, de dub, de rag­ga, de ska ou enco­re de rock, et dyna­mi­se tou­tes les scènes sur les­quel­les le grou­pe se pro­duit. Consi­dé­ré com­me le por­te-paro­le offi­cieux de la jeu­nes­se de Bos­nie Her­zé­go­vi­ne, ce col­lec­tif manie humour et gra­vi­té dans un métissa­ge musi­cal cali­bré.
Pro­gram­ma­tion : festineuch.ch (horai­re à consul­ter sur le site inter­net dès le mois de mai)


21 juin, 20h - Finissage - Théâtre du Passage
Le groupe Yanač

A l’image de l’univers musi­cal de l’Europe de l’Est, le grou­pe Yanač nous invi­te à une fusion tout en équi­li­bre des sty­les bal­kan, klez­mer et jazz. Né de la ren­con­tre de cinq amis aux carac­tè­res bien trem­pés, qui entre­mê­lent leurs cultu­res dans un jeu scé­ni­que et musi­cal explo­sif, ce grou­pe a été recon­nu dès son pre­mier album en 2014. Ils revien­nent en for­ce avec un second album aux sono­ri­tés roman­ti­ques et élec­tri­ques. Dépay­se­ment et plai­sir garan­tis.


1er juillet, 14h30 - Cinéma - Temple du Bas Neuchâtel
L’école très animée de Zagreb

Pro­gram­me de courts-métra­ges pour petits et grands. Dans le cadre de la dix-sep­tiè­me édi­tion du Fes­ti­val Inter­na­tio­nal du Film Fan­tas­ti­que de Neu­châ­tel (NIFFF), le club de ciné­ma pour enfants La Lan­ter­ne Magi­que pré­sen­te un pro­gram­me de courts-métra­ges d’animation issu de la fameu­se Eco­le de Zagreb, l’un des stu­dios d’animation et cou­rant par­mi les plus nova­teurs au mon­de. Eta­blie en col­la­bo­ra­tion avec Jas­min Basic, programma­tri­ce, cet­te sélec­tion des­ti­née à tou­te la famil­le fait décou­vrir les mil­le et une facet­tes d’une pro­duc­tion mul­ti­for­me qui, depuis plus de soixan­te ans, pui­se son inspiration frap­pa­din­gue dans l’absurde et le fan­tas­ti­que.
La Lan­ter­ne Magi­que en par­te­na­riat avec le NIFFF
Entrée libre

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