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Marc Cappelle | Nema problema, comme elles disent

samedi 7 octobre 2017 par BH Info   Partagez sur FacebookTwittez cette information

« Nema problema, comme elles disent », le nouveau livre du journaliste français Marc Capelle, vient de paraître aux éditions Fauves. A mi-chemin entre fiction et réalité, le livre est une série de portraits de femmes de Sarajevo confrontées à l’après-guerre.

Sarajevo au début des années 2000. Lejla, Amra, Dunja, Zehra, Azra et leurs amies ont vingt-cinq ou trente ans. Pas vieilles donc, mais leur enfance est morte pendant les années de guerre.

Dans les portraits de Sarajéviennes proposés dans ce livre, la fiction rejoint souvent la réalité. A travers le parcours de ces femmes, belles et fières, on découvre aussi cette ville de Sarajevo, meurtrie par la folie des hommes et terriblement attachante.

« Avec ce nouveau livre, j’ai donc choisi de raconter des histoires de femmes de Sarajevo. Des femmes pas totalement imaginaires, des histoires inspirées du réel donc. Dans cette ville que j’ai découverte juste au lendemain de la guerre puis au coeur de laquelle j’ai vécu trois ans, les femmes me sont souvent apparues plus courageuses, plus intéressantes, que les hommes. Elles s’efforçaient de garder la tête haute, malgré toutes les difficultés liées à l’après-guerre. C’est pourquoi j’ai en quelque sorte voulu leur donner la parole », explique l’auteur Marc Capelle.

« Comment et pourquoi ai-je eu envie d’écrire Nema Problema ? Au fait, »nema problema« veut dire »pas de problème !« en bosnien. Et, à Sarajevo, quand on dit »nema problema« (et on le dit à longueur de journée), c’est parfois parce qu’il n’y a pas de problème, mais c’est souvent aussi parce que l’on veut défier les problèmes qui manifestement s’annoncent à l’horizon », poursuit-il.

Marc Capelle a découvert Sarajevo en mai 1996, au lendemain de la guerre et du siège de la ville. « J’ai tout de suite été frappé par au moins deux choses : il y avait beaucoup plus de femmes en ville que d’hommes et les étrangers - parmi lesquels des militaires - étaient très nombreux. J’étais moi-même un de ces étrangers. Ainsi les Sarajéviens, et en particulier les Sarajéviennes, vivaient en permanence sous le regard d’hommes qui parlaient fort rarement leur langue et qui ne connaissaient rien à la culture locale. Le terrain était manifestement propice à quelques malentendus, sinon à de vraies déconvenues. C’était l’une de mes premières portes d’entrée dans l’univers des Sarajéviennes ».

Marc Capelle a dirigé l’École supérieure de journalisme de Lille et travaillé pour le ministère des Affaires étrangères. Il a effectué plusieurs séjours dans ce que l’on appelait autrefois « l’Autre Europe », notamment à Bucarest et à Sarajevo. Il est l’auteur de « Jours tranquilles à l’Est – chroniques 1989-2000 » (Riveneuve Editions).


Le livre, paru le 5 octobre, est disponible en librairies et sur le site de l’éditeur (Fauves Editions) ainsi que sur Amazon et Fnac.

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